Le Parlement adopte le projet de budget de la Communauté exercice 2021

Les travaux de la 1ère session ordinaire annuelle du Parlement de la CEMAC, débutés lundi dernier, ont été axés ce vendredi 5 février 2021 sur l’audition du Président de la Commission de la CEMAC. A la suite de la présentation du rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la Communauté en 2020 et du projet de budget de la Communauté exercice 2021 par le Pr Daniel Ona Ondo, les honorables députés de la CEMAC ont voté à l’unanimité ledit projet de budget, arrêté en ressources et en emplois à la somme de : 89 224 324 973 Fcfa.

C’est une première qui fera date dans le fonctionnement institutionnel de la Communauté. En effet, la procédure d’adoption simplifiée du projet de budget telle que recommandée par le Président du Parlement Communautaire, l’honorable Hilarion Etong, a largement été plébiscitée par les députés. Ce qui prouve que les représentants des peuples de la CEMAC ont conscience des difficultés économiques et sanitaires du moment. Mais en plus, ils attachent du prix aux réformes et à la réalisation des activités prioritaires de chaque Organes, Institutions, Institutions Spécialisées et Agences d’Exécution de la CEMAC, que contient ce document budgétaire.

D’ailleurs, le Président de la Commission ne s’est pas fait prier pour présenter une situation grave mais pas alarmiste de la sous-région. Reconnaissant que la survenue de la pandémie a fragilisé aussi bien les économies des Etats que les caisses de la Communauté, il a néanmoins relevé avec satisfaction les nombreuses activités qui ont été menées dans ce contexte si particulier. Mieux, le Pr Daniel Ona Ondo l’affirme : « En restant solidaires, en privilégiant la démarche concertée et régionale, en mettant en avant la solidarité, je reste tout particulièrement confiant en notre capacité de sortir des épreuves auxquelles la Communauté est confrontée ».

La feuille de route pour 2021, ainsi tracée par le Président de la Commission, donne une priorité à la réalisation des projets intégrateurs, à la relance des économies de la sous-région et surtout à la construction d’une intégration plus poussée. La priorité étant de penser à la jeunesse. « Les jeunes de plus en plus nombreux frappent aux portes du monde du travail. Les institutions et les Etats ont l’obligation d’offrir des réponses à ces derniers. Ils ont besoin de lisibilité dans leur avenir. Au risque pour eux, d’emprunter les chemins dangereux de la criminalité et du terrorisme », insiste-t-il avec force et conviction.

Nul doute que les honorables parlementaires ont été plus qu’édifiés sur les enjeux et les défis qui se dressent devant la CEMAC. Parmi ceux-ci, le récurent problème de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), principal outil de financement de la Communauté. Si des pistes de solutions sont envisagées comme cela a été le cas lors de la 36ème session du Conseil des Ministres de l’UEAC, avec la présentation par la Commission de la CEMAC de l’étude sur la viabilité budgétaire et les financements alternatifs, il n’en demeure pas moins urgent d’y apporter une réponse efficace et définitive. Certainement, cette question sera au cœur des débats durant la présente session parlementaire qui s’achèvera le 3 mars prochain.

 

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