En République centrafricaine, le revenu par habitant est de 446 dollars en 2012. L'agriculture représente 50 % du PIB. Le pays compte des gisements d'aluminium, de cuivre, d’or, de diamant, d’uranium et des puits de pétrole.

Agriculture et exploitation forestière

Les principales cultures sont le manioc (cassave), les bananes, le maïs, le café, le coton et le tabac

Le potentiel des sols est estimé à 15 millions d'hectares (150 000 km²).

Le nord-ouest et le centre du pays représentent un bassin agricole important pour les cultures de coton et de canne à sucre. Toutefois, la faiblesse des infrastructures et du soutien à la production, qui reste majoritairement extensive, limite très fortement les rendements, très inférieurs à ceux des pays voisins. L'enclavement du pays demeure un handicap important.

En 2009, l’élevage s’appuie sur un cheptel d'environ 15 millions de têtes

L'exploitation forestière contribue largement au PIB, avec d'importantes ressources en bois tropicaux. La forêt centrafricaine couvre une superficie de 3,8 millions d'hectares(38 000 km²). Dès le début de la colonisation, on a exploité l'hévéa pour son latex, aujourd'hui les essences sont plus diversifiées. Les moins nobles sont transformées localement par une petite industrie de contreplaqués, tandis que les plus précieuses sont exportées sans transformation sous forme de grumes.

Pétrole

Les premiers forages pétroliers sont réalisés au début des années 1980 par une compagnie pétrolière américaine dénommée ESSO. Le président Patassé attribue un permis d'exploitation à la compagnie américaine Grynberg en 2000 mais celui-ci expire en 200445. Le gouvernement américain suit de près la situation sur place.

Le pétrole de Gordil, à la frontière tchadienne est concédé par le régime de François Bozizé en 2012 aux Chinois de la China National Petroleum Corporation . Celui-ci affirmera : « J’ai été renversé à cause du pétrole » et « J’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème »

Un milliard de barils de pétrole seraient présents dans le pays, principalement au nord, près de la frontière avec le Tchad, certains experts parlant de jusqu’à 5 milliards de barils.

Quatre sites pétroliers prometteurs sont identifiés, soit Bagara, Doseo, Salamat et Doba/Bango

Uranium

Dans les années 1960, un gisement de phosphates uranifères avait été découvert à Bakouma par le Commissariat à l’énergie atomique38. La Centrafrique posséderait environ 20 000 tonnes de réserves d'uranium

Le groupe nucléaire Areva a signé en août 2008 avec le pouvoir de François Bozizé, un contrat de 18 milliards de Francs CFA (27 millions d’euros) sur 5 ans portant sur un projet du gisement d’uranium à Bakouma à 900 km au nord-est de Bangui

Areva a cependant renoncé à l'exploiter en raison de l’insécurité et de la baisse mondiale du cours de l’uranium dû à l’accident nucléaire de Fukushima

 

Diamants

La production de diamants alluvionnaires de très bonne qualité (diamants de joaillerie) s'établit à environ 500 000 carats bruts par an.

La Centrafrique figure en quatrième ou cinquième place mondiale pour leur qualité.

La production réelle est difficile à estimer, au double environ ; il existe une contrebande importante dans ce secteur. La production, le commerce, ainsi que la taille des diamants, sont des activités qui font régulièrement l'objet de plans visant à les nationaliser, ou au contraire à les libéraliser. Les chefs d’État centrafricains ont toujours profité du diamant, l'empereur Bokassa les a utilisé à des fins diplomatiques comme lors de l'affaire des diamants . L’exploitation des diamants alimente les différents groupes armés et la violence dans le pays

En 2013, la Centrafrique est suspendue du Processus de Kimberley visant à lutter contre les diamants du sang