Statistiques

Vue d'ensemble de la sous-région

A. La CEMAC en chiffres

  • Population (estimation): 44,1 millions
  • Taux de croissance (PIB réel) : 4,6%
  • Taux de croissance démographique (moyen): 2,8%
  • Taux de croissance PIB/Hbt :     1,8%
  • Principaux produits d’exportation: Pétrole brut; Cacao; Café; Coton - fibre et dérivés; Bois - grumes, sciages et dérivés; aluminium - brut et dérivés; caoutchouc naturel; Banane; Diamants - brut et taillés; Or; Tabac; Produits pétroliers; Rondins d'eucalyptus; Sucre; Manganèse; Uranium; Méthanol et autres Gaz; Bétail
  • Inflation (prix à la consommation, en moyenne annuelle, décembre) : 2,6%
  • Superficie: 

 

B. Projections Economiques de 2013 par pays:                                                                                                                          

 


CAMEROUN

Concernant les perspectives économiques 2012-2013, la croissance de l’économie camerounaise se consoliderait à 6,1% contre 5,1% en 2012. Dans le secteur primaire, la croissance est projetée à 4% en 2012 et à 3,6% en 2013 en liaison avec la réhabilitation des fermes de multiplication des semences, la mise à disposition des semences, l’aménagement des bassins de production et l’acquisition des engrais à moindre coût. Le secteur secondaire connaîtrait une croissance de 6,4% en 2012 et 8,7% en 2013 sous tendue par la croissance des industries extractives consécutive à la réouverture de certains puits, à l’entrée en exploitation de nouveaux sites, ainsi qu’à l’amélioration des taux d’extraction dans les champs matures. Le secteur tertiaire, bénéficiant du dynamisme des autres secteurs, a une croissance estimée à 5% en 2012 et 5,9% en 2013.

Concernant les prix, l’inflation est projetée à 3% sur la période, nonobstant le poids sur les finances publiques du blocage des prix des carburants à la pompe et de la subvention à la SONARA. Le déficit commercial est projeté à 1,8% du PIB en 2012 et à 2,1% du PIB en 2013. Le solde courant quant à lui représenterait -1,9% et 2% du PIB respectivement en 2012 et 2013.

S’agissant des finances publiques, les recettes totales en 2012 s’évalueraient à 2994 milliards de FCFA. En 2013, une hausse de 15% est envisagée par rapport au budget de 2800 milliards prévu dans la Loi des finances. Du côté des dépenses les estimations des dépenses courantes et en capital se situent respectivement à 1720,2 milliards de FCFA et 792,2 milliards de FCFA. En 2013, elles se situeraient à 1965 milliards de FCFA et à 957 milliards de FCFA respectivement.

 

CENTRAFRIQUE

L’activité économique en RCA  a été globalement favorable au premier semestre 2012, malgré une conjoncture internationale morose à cause de la baisse des prix des produits d’exportation, principalement le bois. La situation sociopolitique de la RCA est caractérisée au premier semestre 2012, par la signature de l’accord de paix Global de Libreville par le dernier groupe rebelle de la Convention des Patriotes pour la Justice et le Progrès (CPJP) et la reddition du groupe rebelle Front Populaire pour le Redressement (FPR) de BABA LADDE, la poursuite des réformes dans les principaux secteurs de l’économie, la mise en oeuvre des recommandations des états généraux des finances publiques et de la stratégie de réduction de la pauvreté.

Dans le secteur primaire, en dehors de la production d’or qui a enregistré une baisse de 30% par rapport au premier semestre de l’année précédente, la production de grume, du diamant, a connu une hausse respectivement de 23,2% et 40% en raison à la rentrée en activité de cinq nouvelles sociétés dans l’exploitation du bois. Quant au secteur secondaire, la production d’eau connait une baisse de 1,4%, alors que celle de l’électricité est en hausse 2,1%.

L’économie centrafricaine devrait connaitre  en 2013, une évolution de 4,2% en raison à la mise en œuvre des différentes stratégies dans le secteur primaire, notamment Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), l’Accord partenariat volontaire APV/FLEGT avec l’Union Européenne, la mise en œuvre de la politique industrielle en cours d’élaboration et la poursuite des réformes économiques et financières. Ainsi, les secteurs primaire, secondaire et tertiaire connaitraient des évolutions respectives de 4,2%, 4,8% et 4,3%. La pression fiscale serait autour de 12,2% du PIB. Les recettes sont estimées à 2,7% du PIB et les dépenses à 17,8% du PIB. Le déficit de la balance extérieure quant à lui serait de 9,3% du PIB.

 

REPUBLIQUE DU CONGO

La croissance du PIB révisé en septembre 2012 en épublique du Congo  se situait à 4,1% (prévision de février 7%) suite à la baisse de la production pétrolière de 8,5%. Du côté de l’offre, cette croissance serait tirée essentiellement par les performances des secteurs tertiaire et secondaire. Une forte croissance est prévue dans le secteur secondaire à 10,7% (47,1% du PIB) contre 7,2% en 2011, en liaison avec la bonne évolution des activités de commerce, restaurants et hôtels’’ (9,2%) et des ‘’transports et télécommunications’’ (9%). Le secteur secondaire augmenterait de 8,6% représentant 14,1% du PIB. Ce résultat serait soutenu par le dynamisme des activités de ’Bâtiments et travaux publics’’ (10,5%) et de la bonne tenue de la branche ‘’Industries manufacturières’’ (8,3%). Le secteur primaire représenterait 38% du PIB et baisserait de 4,4% suite à la baisse de la production du pétrole brut. Dans ce secteur, l’agriculture croîtrait de 7,6%, en relation avec la poursuite de la mise en oeuvre des programmes de relance agricole.

Du côté de la demande, la croissance serait portée par les investissements qui représenteraient 48,8% du PIB (contre 36,6% du PIB en 2011). Cette évolution serait impulsée par la formation brute du capital fixe (FBCF) publique qui atteindrait 27% du PIB contre 14,5% du PIB en 2011, en raison de la réalisation des grands travaux de construction en infrastructures de base.

En ce qui concerne les prix à la consommation des ménages, l’inflation ressortirait à 3,4%, suite au renchérissement des produits alimentaires, meubles et articles de ménages (produits importés).

En 2013, la croissance économique devrait atteindre 7,5%. Les secteurs primaire, secondaire et tertiaire présentent des perspectives de progression respectives  de 3,2%, 12,6% et 9,3%. La consommation finale connaîtrait une croissance de (15,8%) soutenue par la consommation finale des ménages (17,5%).

Le Gouvernement poursuivra les réformes entreprises au cours des années précédentes qui ont permis d’améliorer la qualité de la gestion publique et de renouer avec la confiance des partenaires au développement. Il a annoncé la mise en œuvre du deuxième cadre de référence de réduction de la pauvreté, à travers le Plan national de développement (PND, 2012-2016) qui vise l’accélération de la croissance inclusive et la création d’emplois. Dans cette optique, les efforts du Gouvernement viseront à accroitre les ressources budgétaires, notamment les ressources non pétrolières en s’appuyant sur la diversification de l’économie. Les recettes propres devraient globalement enregistrer une hausse de 1,7%, passant de 3260,2 milliards de FCFA en 2012 à 3316,2 milliards de FCFA en 2013.

Les dépenses budgétaires hors dette passeront de 3140,8 milliards de FCFA en 2012 à 2829,9 milliards de FCFA en 2013, soit une baisse de 9,9%. Ces dépenses représenteraient 39,1 % du PIB en 2013. Cette évolution est liée à la baisse des dépenses en capital (-9,5%) financées principalement sur ressources propres (-22, 3% en 2013 contre 56,7 en 2012).

 

GABON

En 2013, l’économie gabonaise devrait maintenir son expansion, tirée par les activités du secteur hors pétrole, dans un contexte marqué à la fois par : la poursuite des réformes structurelles, l’appréciation du taux de change du dollar face au FCFA et le relèvement de la production minière.

Ce contexte permettrait de générer une croissance du PIB de 7,1% en 2013. Une évolution s’expliquerait principalement par le dynamisme du secteur hors pétrole (+10,1%), alors que la production des entreprises pétrolières baisserait de 0,5%.

L’inflation resterait stable aux alentours de 2,6% en 2013, malgré la forte pression de la demande interne. Cet effort de maîtrise de l’inflation serait encouragé par la mesure du Gouvernement visant à réduire le prix des produits alimentaires de première nécessité (avec la suspension de la fiscalité à l’importation).

S’agissant des finances publiques sur la période de 2012 à 2013, elles reflèteront la volonté du Gouvernement de poursuivre les projets du PSGE avec la priorité dans le financement du plan directeur national d’infrastructures (PDNI) et du vaste programme de construction de logements. Sur cette base, les recettes publiques devraient croître sur la période en liaison avec la fermeté des prix du pétrole et du bon rendement du recouvrement des recettes non pétrolières.

Dans ce contexte, l’excédent du solde primaire s’établirait à 193,6 milliards de francs CFA en 2012 et 144,1 milliards de francs CFA en 2013.

En ce qui concerne les échanges, le commerce extérieur devrait dégager un excédent confortable, suite à l’évolution des prix du baril du pétrole.

En rapport avec les évolutions du secteur réel, les finances publiques et les échanges avec l’extérieure, la situation monétaire devrait être marquée par la hausse significative de la masse monétaire, la forte appréciation des avoirs extérieurs nets et l’amélioration de la position nette du Gouvernement.

 

GUINEE EQUATORIALE

La situation économique de la République de Guinée Equatoriale s’inscrit dans un contexte international marqué par la crise économique dans les pays développés, par une légère dépréciation du dollar et par une faible hausse du prix du pétrole. Au niveau national, on observe la reprise de l’activité des hydrocarbures après 2010, mais avec une tendance à la baisse de la production de pétrole, un accroissement de la production et des exportations de méthanol, de gaz butane et propane, une croissance continue pour la construction des infrastructures publiques et de logements sociaux ainsi qu’un taux d’inflation rigide à la baisse malgré l’amélioration des indices de développement et de bien-être. Actuellement, les hydrocarbures représentent 72% du PIB (59% pour l’extraction et 13% pour les activités de transformation), plus de 95% des exportations et 93% des recettes de l’Etat.  En 2012, les indices macroéconomiques révèlent une croissance soutenable, stimulée par l’augmentation des investissements publics et le maintien d’une activité forte dans le secteur des dérivés des hydrocarbures (principalement, gaz naturel liquide).

 

TCHAD

Malgré les turbulences observées au niveau international, liées à la crise de la dette dans la zone euro, les perspectives macro-économiques du Tchad restent favorables. Le PIB en volume afficherait une croissance respectivement de 6,2% en 2012 et 8,3% en 2013, tiré par le secteur non pétrolier, principalement par la production vivrière. L’investissement resterait vigoureux avec la poursuite des travaux de construction des routes et des bâtiments, et le démarrage en 2013 de la construction d’un nouvel aéroport moderne à Djarmaya. L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, est projetée à 3% en 2013 contre une hausse de 7% attendue en 2012. Le solde commercial devrait rester excédentaire en 2012 et 2013.  La gestion budgétaire serait caractérisée par une bonne tenue des ressources budgétaires (+24% de hausse de recettes) et une hausse soutenue des dépenses publiques (+19,4%) en 2012. Cette tendance se stabiliserait en 2013.

 

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